JE VEUX (RE)VIVRE.

by - mars 08, 2018



J'ai toujours eu peur de la mort. D'aussi loin que remontent mes souvenirs, j'en ai eu peur depuis toute petite. Je la personnifiais même dans mes pires cauchemars, et ça hantait mes nuits. Je n'ai pas spécialement peur de mourir, non j'ai surtout peur de voir ceux que j'aime mourir. D'autant plus que je sais que ma peur sera réelle, tôt ou tard. 

Et récemment, cette peur à surmonté toutes les autres.


Deux ans. Ca fait déjà deux ans que tu es devenue plus que redoutable à mes yeux. Ce samedi 16 décembre, tu as tenté de me voler mon papa, mon héros. Tu lui a causé une terrible maladie qui l'a rendu très faible, et qui, sans m'en rendre compte de suite, m'a traumatisée. Depuis ce jour je sais que je ne suis plus la même. Comme si je t'avais condamné avant l'heure je passe désormais de nombreuses nuit à pleurer, à la maison comme au travail. A avoir de plus en plus peur, et de plus en plus souvent. A me laisser aller, comme si quelque part, je me condamnais aussi. "Infarctus", le voilà ce foutu mot qui m'arrache des larmes depuis deux ans maintenant. Une dépression nerveuse, une prise de poids causée par la boulimie, un comportement instable et des milliers de larmes coulant sur mes joues, voilà ce que ce foutu m'a causée. 

Je n'arrive plus à faire surface depuis ce jour, ma vie en rose se voit teintée de noir petit à petit. Ce sourire que j'aimais arborer en faisant face à la vie se ternit de tristesse. Et ces yeux que je casse la tête à maquiller chaque jour finissent en traînée de mascara. "Profite de chaque instant", c'est ce qu'ils me disent tous, c'est ce qu'ils savent tous faire à merveille, mais ça me parait tellement impossible.

Comme j'aimerais ne plus avoir peur de toi tu sais, j'aimerais un jour me dire que tu n'es qu'un fléau de la vie, et que c'est ainsi, que je dois m'y préparer sans avoir peur. Mais je n'y arrive pas. Cela fait maintenant deux ans que tu hantes mes pires cauchemars, et également ma vie. Cela fait deux ans que je pense à toi chaque jour, en ayant la crainte que tu finisse par avoir gain de cause et que tu m'arraches à ceux que j'aime. 

A cause de toi j'ai la sensation d'être en train de sombrer littéralement, de devenir folle. De laisser tout le bonheur de ma vie se transformer en mal être. S'il te plait, rends-moi ma joie de vivre, rends-moi mon bonheur. Laisse-moi vivre en paix, et par pitié, laisse mon héros en paix, lui aussi. Ne m'arrache pas aux bras de mes proches, du moins pas tout de suite. Je ne suis pas prête, bien qu'en réalité, je ne le serais jamais.


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